La chaîne de secours : les premiers soins
Chaque jour, des
personnes sont victime d'accidents de toutes sortes ou présentent des
signes aigus de maladie qui risquent de mettre fin brutalement à leur
existence ou d'entraîner des handicaps majeurs pour le reste de leur
vie. Lorsqu'on est subitement confronté à ce genre de situation
dramatique, il convient d'alerter les secours, le plus rapidement
possible, afin que la victime puisse bénéficier des soins médicaux
requis dans les meilleures conditions.
Malheureusement, de nombreuses et précieuses minutes s'écoulent
généralement entre le moment où l'événement dramatique se produit et
l'intervention des secours spécialisés. Or, ces minutes signifient
souvent la mort ou une vie en souffrance pour la victime si elle est
seule et sans aide.
La chaîne de secours
La solidité de toute chaîne est égale à celle de son maillon le plus
faible. Dans les cas d'extrême urgence, les services de secours les
plus rapides et la meilleure prise en charge médicale à l'hôpital sont
sans effet si les premiers soins n'ont pas été administrés sur le lieu
de l'accident. Il arrive dès lors que la vie ou la mort de la victime
d'un accident dépende de ces premiers soins.
Apprendre à dispenser les premiers soins, c'est s'assurer de réagir toujours correctement face à des situations d'urgence.
Chacun d'entre nous devrait donc consacrer une petite partie de son
temps libre pour apprendre à dispenser les premiers soins. Tout
individu devrait être capable de dispenser ces soins: ceux-ci revêtent
d'une importance cruciale dans les premières minutes, qui suivent
l'accident et peuvent assurer la survie de la victime ou lui épargner
des handicaps plus ou moins sévères pour le reste de sa vie. Ces gestes
qui peuvent avoir une importance décisive pendant les premières minutes
s'apprennent facilement. Chaque personne est apte à acquérir ces
connaissances, utiles en cas de danger. Dans de nombreuses situations,
la connaissance systématique des premiers soins permettra d'agir
correctement et d'éviter des incidents dramatiques, peu importe qu'ils
impliquent un inconnu, son propre enfant, un membre de la famille, un
ami, un partenaire sportif, ou qu'ils se déroulent à la maison, sur le
lieu de travail, dans le cadre des activités de loisirs, ...
En cas d'urgence, il n'est pas indiqué de compter sur l'aide d'autrui
et de perdre ainsi de précieuses minutes. Un jour ou l'autre, on risque
bien de voir le destin nous jouer un mauvais tour. Seule la
connaissance des gestes qui sauvent permet d'y parer efficacement.
Les premiers secours, une obligation pour tous
En vertu de la loi du 13 décembre 1985, articles 410-1 et 410-2, tout
citoyen est tenu d’aider une personne en difficulté, dans la mesure où
il n’existe pas de danger immédiat pour la personne qui offre son aide.
Extrait du code de la route :
Loi du 14 février 1955 concernant la réglementation de la circulation
sur toutes les voies publiques, modifiée et complétée par celles des 2
mars 1963, 17 avril 1970, 1er août 1971, 7 avril 1976, 7 juillet 1977,
31 mars 1978, 9 juillet 1982, 3 mai 1984, 28 janvier 1986, 8 avril
1986, 7 septembre 1987, 15 janvier 1991, 21 décembre 1991, 1er juillet
1992, 27 juillet 1993, 26 août 1993, 18 mars 1997 et du 5 juin 1998
Arrêté grand-ducal du 23 novembre 1955 portant règlement de la
circulation sur toutes les voies publiques, tel qu’il a été modifié
dans la suite.
« ……… extrait
Chapitre VI
Circulation proprement dite
XIe section. – Des mesures en cas d’accident
Art. 163.
A. - Tout conducteur d’un véhicule automoteur qui se trouve impliqué dans un accident doit :
- s’arrêter immédiatement et constater les conséquences de l’accident;
- prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de la circulation;
- à la demande d’autres personnes impliquées dans le même accident, leur communiquer son identité.
B.
- Si l’accident n’a provoqué que des dommages matériels, toutes les
personnes impliquées doivent en outre rester sur place pour procéder en
commun aux constatations nécessaires et, le cas échéant, faire appel
aux agents de la police grand-ducale.
Si la partie lésée n’est pas présente, les personnes impliquées
doivent, autant que possible, fournir sur place leurs noms et adresse.
Elles doivent communiquer leur identité en tout cas et au plus tôt à la
partie lésée par la voie la plus directe ou par l’intermédiaire de la
police grand-ducale.
C. - Si l’accident a causé la mort ou des dommages corporels, toute personne impliquée et non blessée, doit en outre :
- porter secours aux blessés;
- rester sur place jusqu’à ce que les agents de la police
grand-ducale aient procédé aux constatations nécessaires sur le lieu de
l’accident.
Ne se soustrait cependant pas à son devoir de rester sur place
celui qui s’éloigne temporairement du lieu de l’accident soit pour
porter secours aux blessés, soit pour accomplir un devoir de secours
inéluctable, soit pour faire appel aux agents de la police
grand-ducale, après avoir fourni à des personnes présentes ses nom et
adresse.
Dans tous les cas, il doit se présenter le plus tôt possible aux agents
chargés des constatations.
D. - Les dispositions du présent article sont applicables à tout
autre usager dans la mesure où elles sont susceptibles de lui être
appliquées.
E. - Toute personne non impliquée dans l’accident doit porter secours aux blessés dans la mesure qu’on peut exiger d’elle.
……… »